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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /2008 12:59

Remaniement, réorganisation, résolutions, nomination d’un délégué interministériel à la Communication, rien ni personne ne peut empêcher le couac de s’inviter chez la majorité !  Ainsi donc, après les OGM, après la carte famille nombreuse, voici les 35 heures ! Tout a commencé avec les déclarations fracassantes de Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP qui a annoncé qu’il souhaitait un « démantèlement » des 35 heures. Ne faisant que plaider une promesse du candidat Sarkozy qui, à Agen, proclamait « je veux que chacun soit libre de rester aux 35 heures ou d’en sortir ». Tout n’est pas si simple d’autant plus depuis qu’est entrée en vigueur la défiscalisation des heures supplémentaires, qui débutent à partir de 35 heures ! Rétablir la durée légale de travail à 39 heures, ou supprimer les 35 heures, reviendrait à faire perdre de l’argent à tous les salariés (et le gouvernement assure qu’ils sont nombreux !) qui font actuellement des heures supplémentaires. Les arguments de Patrick Devedjian méritent pourtant d’être entendus «  Quand on sait que le contournement des 35 heures coûte chaque année des millions d’euros à l’Etat, et qu’on cherche de l’argent pour financer le RSA… »  Il faudra bien qu’un gouvernement prenne ses responsabilités pour en finir avec les 35 heures, dans un pays en manque de croissance, d’emplois, de travail et de pouvoir d’achat. Le clivage idéologique est largement périmé sur cette question puisque Ségolène Royal, elle même, reproche aux 35 heures d'avoir engendré «une dégradation de la situation des plus fragiles». Face à la dure réalité de la vie économique française, il ne faut répondre aux problèmes que par le pragmatisme. Ce dernier plaide, à mes yeux, pour la suppression des 35 heures.

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Mercredi 21 mai 2008 3 21 /05 /2008 12:04

 

 

Le Figaro d’aujourd’hui rend compte de la situation inquiétante des chrétiens en Algérie. Aujourd’hui, une femme convertie au christianisme comparait pour détention de livres religieux non-musulmans. Cette femme risque la prison depuis une loi de 2006, elle a refusé le chantage odieux du procureur qui lui a proposé : «tu réintègres l'islam, et je classe le dossier ; si tu persistes dans le péché, tu subiras les foudres de la justice !»
Cette femme est le symbole d’une dérive inquiétante en Algérie où les Chrétiens sont de plus en plus menacés au point qu’ils sont obligés dans certaines régions de rentrer dans la clandestinité.
Cette situation se généralise dans le monde, on sait le martyr que subissent les Chrétiens en Irak, en Iran, en Indonésie ou en Arabie Saoudite, on savait la situation fragile dans certains pays du Maghreb mais aujourd’hui, il semble que l’Algérie prend la voie de la persécution des non-musulmans.
Au nom de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme que l’Algérie a signée en tant que membre de l’ONU, les pays occidentaux et notamment la France, se doivent de soumettre la poursuite de leurs relations avec l’Algérie au respect de la liberté religieuse dans ce pays. L’Union Méditerranéenne ne pourra se construire avec un pays dont la Constitution prévoit qu’il est interdit aux Algériens d’embrasser une autre religion, sous peine d’être jugés pour apostasie. Il en va de la crédibilité du message universel de liberté de la France.

 
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Mardi 20 mai 2008 2 20 /05 /2008 13:54

 

La colère des pêcheurs ne cesse de s’intensifier dans les ports français. Et l’on comprend pourquoi. En janvier, le Président de la République les avait rassuré en leur promettant des aides pour leur permettre de faire face à la hausse du prix du gazole qui à l’époque culminait à 0,42 euros le litre. Aujourd’hui, aucune aide n’est encore parvenue aux patrons de pêche et le gazole est à 0,77 euros le litre. Les sorties en mer sont devenues non rentables et les milliers de familles qui vivent de cette activité ont le couteau sous la gorge.
L’ancien commissaire européen Michel Barnier, aujourd’hui Ministre de l’Agriculture, se débat pour rassurer les professionnels de la mer et leur assure de verser rapidement les aides promises.
Mais le problème n’est pas si simple. D’abord ces aides ne correspondent plus aux besoins des pêcheurs puisqu’elles ont été calculées sur un litre de gasoil à 0,42€ passé aujourd’hui à 0,77€. Ensuite, il semble que l’Union Européenne ne facilite pas les choses (il est d’ailleurs rare qu’elle le fasse quand il s'agit de notre vie quotidienne, à l'instar de la question de la TVA dans la restauration) à tel point que le même Barnier fait ce terrible aveu :
La boîte à outils que j'ai mise en place et que j'ai proposée aux marins-pêcheurs doit être approuvée par Bruxelles, c'est une condition sine qua non", reconnaissant que "le temps de Bruxelles n'est pas forcément le temps de l'augmentation du prix du gazole, qui va plus vite".
Pour résumer : Bruxelles est loin des préoccupations des marins pêcheurs et Barnier est un Ministre qui n’a pas de pouvoir.
Plus fondamentalement, les pouvoir publics se trompent en pensant que les marins pêcheurs se satisferont des aides, ce sont des hommes qui veulent gagner leur vie grâce au fruit de leur travail et non en remplissant des formulaires d’aides et de subventions. Pour cela, ils veulent que l’Europe les protège contre l’importation de marchandises étrangères en se munissant de barrières douanières plus protectrices. Il n’ont pas besoin de « boîte à outils » ils ont simplement besoin de vendre leurs marchandises à des prix décents. Mais que vaut la vie d’un pêcheur face au dogme de la libre concurrence et du mondialisme sauvage ? Nous devons multiplier les initiatives pour faire émerger, enfin, une Europe protectrice des citoyens et respecteuse des libertés. Ce sont les alter-européens qui sauveront l'Europe !

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Vendredi 16 mai 2008 5 16 /05 /2008 17:30

Tout en affirmant son respect du droit de grève, "constitutionnel", le président de la République a annoncé, hier soir, un projet de loi avant l'été, instaurant le service minimum d'accueil à l'école les jours de grève. Une idée, soutenue par 60% des Français selon un sondage CSA du 7 mai dernier, qui reprend l'un de ses engagements de campagne. Le projet de loi doit permettre aux parents d'avoir une solution de garde pour leurs enfants en cas de grève, et obliger tous les enseignants du primaire à se déclarer grèviste ou non, 48 heures à l'avance. Les familles seront donc prévenues, ainsi que les communes pour prévoir le système d'accueil. A noter que la question ne se pose pas dans le secondaire car les principaux ou proviseurs sont toujours tenus d'accueillir les élèves.

Si la gauche et les syndicats parlent de "provocation", ils auront du mal toutefois à soulever l'opinion contre cette mesure de bon sens, d'autant plus qu'une loi identique existe dans les transports et, si elle n'est pas parfaite, elle a apporté une amélioration substentielle. Exemple en Provence : " en décembre, avant l'entrée en vigueur de la loi, seuls 40% des TER avaient circulé. Le même mouvement début 2008 a vu plus de 90% des trains rouler."

Devant le conservatisme d'une minorité de bloqueurs corporatistes, il était indispensable que Nicolas Sarkozy intervienne avec force. L'accueil des élèves et l'aide aux parents est une question d'égalité et de justice sociale qui relève de l'intérêt général. Il faut à l'évidence progresser dans la revalorisation du métier d'enseignant tout en reconnaissant qu'il existe un service public et un droit à l'éducation pour les enfants. Il s'agit là d'un principe fondamental et équilibré de notre République.


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Jeudi 15 mai 2008 4 15 /05 /2008 10:18

Ferme sur les principes, clair dans les intentions, sobre dans la volonté de dialogue avec l'opposition : le Berlusconi nouveau est arrivé. Même Piero Fassino, l'un des ténors, à gauche, du Parti démocrate l'a souligné : "visage nouveau, respectueux de l'opposition, loin de l'aggressivité du passé. Nous avons apprécié". Dans quelques heures se tiendra le premier Conseil des ministres, à Naples, salie par le scandale des ordures, symbole de la dégradation de l'image de l'Italie dans le monde. Et le Cavaliere y lancera les premiers chantiers de son mandat en s'appuyant sur son principal allié, le patron de l'Alliance nationale et tout frais président de l'Assemblée nationale, Gianfranco Fini. Autour de six priorités : plan d'urgence pour combattre l'immigration clandestine et la délinquance étrangère ; lutte farouche contre la mafia ; réduction sensible de la pression fiscale sur les familles et les entreprises, avec, par exemple, la supression immédiate de la taxe foncière ; relance de la natalité et "promotion d'une culture de la vie" ; retour sur la scène internationale en estimant "vital" le droit légitime d'Israël à exister et celui du peuple palestinien à avoir son propre Etat. Sans oublier une réelle volonté de faire entendre sa voix en Europe sur la question de la mondialisation et du pouvoir d'achat.

Il sera soutenu en cela par son nouveau Ministre de l'Economie, Giulio Tremonti, tête pensante de Silvio Berlusconi et pourfendeur d'une mondialisation incontrôlée qui menace de fragiliser l'Europe. Son dernier essai "La Paura e la Speranza" (La Peur et l'espérance, Mondadori) a marqué la campagne électorale et suscite le débat chez les économistes, certains lui reprochant son protectionnisme et son interventionnisme, d'autres le qualifiant de visionnaire. Dans son ouvrage, il s'alarme d'une Europe "prête pour la crise", chamboulée par le "tout-marché version dégénérée du libéralisme" et seulement régie par la loi de l'offre et de la demande. Pour y remédier, il prône un retour de l'intervention de l'Etat, une remise à l'honneur des valeurs traditionnelles comme l'autorité et un soutien à la famille. Sur le plan économique, il recommande l'activation de clauses sociales et environnementales prévues par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour protéger l'Europe de la déferlante de produits chinois. II est même favorable à la sortie de l'Italie de l'OMC si ses règles causent de sérieux préjudices aux entreprises européennes.

"Faire vite pour ramener l'espoir et l'optimisme", telle fut la formule marquante de Silvio Berlusconi lors de son premier discours, avant-hier, devant la Chambre des députés. Souhaitons pour l'Italie qu'il réussisse. Ces convictions solides associées à une ligne politique claire et un ton sobre, cette vraie droite assumée, rassembleuse et moderne seraient alors un bel exemple à suivre... de l'autre côté des Alpes.

 
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /2008 13:00

L’idéologie n’est jamais bonne conseillère : alors que le gouvernement veut expérimenter le service minimum dans les écoles, les élus locaux socialistes refusent que cette mesure s’applique dans leur commune, alors que 60% des Français y sont favorables, comme l'indique un sondage publié dans Aujourd'hui en France. Au nom du droit de grève, ces élus recroquevillés sur leurs vieilles certitudes idéologiques, se satisfont d’un statu quo qui pénalise les familles les plus modestes, celles-là mêmes qu’ils se targuent de défendre. La situation est simple : quand les instituteurs font grève, ce qui n’est pas rare, les familles qui en ont les moyens font garder leurs enfants, les autres sont obligées de prendre des congés pour les garder ou pire encore de laisser ces enfants sans mode de garde adapté. Le service minimum sert donc d’abord les familles les plus modestes, ce qui devrait convaincre les élus de gauche de militer en faveur de cette mesure. Au lieu de cela, ils crient à la remise en cause du droit de grève. Est-ce que le système de réquisition des grévistes dans les hôpitaux est scandaleux ? Quand il s’agit de services publics essentiels, il y a effectivement des limitations au droit de grève. Toute la question est de savoir si, pour les élus de gauche, l’éducation est un service public important.  

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Vendredi 9 mai 2008 5 09 /05 /2008 18:29

TER : Trains En Retard... Constat sévère ou réaliste pour la SNCF? Réaliste plutôt à en croire les usagers, comme les professionnels de la question. En effet, la Cour des Comptes épingle le bilan de la SNCF : mauvais état du réseau, mauvaise gestion des circulations. Deux conséquences découlent de ces défaillances: la première est la chute de la qualité de service et de la ponctualité. Rien de bien de nouveau jusqu'ici, à tel point qu'il devient plus rare qu'un train arrive à l'heure qu'en retard. La deuxième conséquence est bien plus inquiétante puisque, dixit Phillipe Séguin, c'est la question de la sécurité qui pourrait se poser. Comme avant-hier à la gare du Nord où un feu de broussailles a provoqué un incendie au pied d'un poteau de signalisation qui permet de réguler la circulation des trains. Plus de 2h30 après, le trafic des trains de banlieues n'avait pas totalement repris...
Et le Président du Réseau ferré de France, Hubert du Mesnil n'est guère plus rassurant : 1200 kms de ligne sont dans un état tel que les trains doivent ralentir
Faudra-t-il attendre un accident majeur pour que nos responsables prennent leurs responsabiliés et engagent une vraie réforme? Sans oublier une vraie réforme en profondeur du syndicalisme, car ce n'est pas la panne, c'est la grève!
 Espérons que la mise en garde du rapport de la Cour des Comptes suffira à faire prendre conscience aux autorités compétentes de l'ampleur des risques liés à notre réseau ferré.
 

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Lundi 5 mai 2008 1 05 /05 /2008 12:33

Erreurs de communication, caffouillages, couacs à répétition, manque de lisibilité, présidence bling-bling... ? Sur la forme de l'action présidentielle, chacun y va de son analyse et de son commentaire. Et les Français n'ont pas tort de reprocher à Nicolas Sarkozy son style agaçant et décalé. Mais, un an après son accession à l'Elysée, il est surtout temps pour les Français de se pencher, avec objectivité et sérieux, sur le fond des réformes entreprises. L'écrasante majorité des commentateurs demande au Président de la République de faire une pause, et nous entendons tous les jours la sémantique lénifiante des partisans du statu-quo. Je pense exactement le contraire.

Dans un contexte de mondialisation et de soubresauts de l'économie mondiale (de la crise boursière à la hausse du pétrole en passant par un euro trop fort), le gouvernement doit réformer, encore et toujours, en allant plus loin, plus haut, sans jamais sombrer dans la demi-mesure ou la demi-réforme. Et le sondage réalisé, le 2 mai dernier, par Opinionway pour le Figaro illustre parfaitement la volonté et la détermination de la majorité silencieuse de voir le rythme des réformes se poursuivre : 82% des Français approuvent la réforme des droits de succession, 80% l'instauration de peines planchers pour les récidivistes, 73% la défiscalisation des heures supplémentaires, 73% la loi sur le service minimum dans les transports, 59% la réforme des régimes spéciaux de retraites ou encore 54% la nécessité de passer à 41 ans de cotisation en 2012 pour toucher une retraite à taux plein ! Mais seuls 35% sont satisfaits de la manière dont Nicolas Sarkozy exerce la fonction présidentielle, et... 32% seulement saluent les résultats de la politique menée.
Pourquoi ?
Parce que, ne l'oublions pas, nous sortons de 30 ans d'erreurs en matière économique, fiscale, sociale, éducative... Parce qu'en dépit des premiers changements significatifs et parfois courageux, nous sommes encore loin de la rupture promise par le candidat Sarkozy. Parce que malgré les premières réformes, nous continuons à dépenser plus que ce que nous gagnons, à produire plus cher que nos concurrents étrangers, à gaspiller les deniers publics dans des systèmes d'aide, d'assistance et de formation obsolètes, à produire un enseignement inadéquat, à mal maîtriser nos flux migratoires (malgré les efforts du tenace Brice Hortefeux), à marcher sur la tête en matière de construction européenne, et parce que notre société peine à imposer les valeurs républicaines de mérite, d'effort, de travail, de respect, de famille,...
Sortons du conservatisme ; prenons, avec courage et sérénité, le chemin de la modernité : seule l'accélération des réformes, des vraies et indispensables réformes, nous permettra de nous sauver. Telle est la mission exigeante de l'an II du sarkozysme.

 

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Mardi 29 avril 2008 2 29 /04 /2008 16:55

En Italie, quelques semaines après la victoire de Silvio Berlusconi, c’est au tour de Gianni Alemanno, candidat de droite, de remporter un franc succès. En recueillant près de 54% des suffrages, distançant ainsi son concurrent de gauche, pourtant maire sortant. Une victoire historique qui complète notre succès des 13 et 14 avril, c’est en ces termes que Berlusconi a salué le basculement de Rome à droite, aux mains de la gauche depuis quinze ans. Cette victoire est celle d'une droite décomplexée, qui n'a pas peur du politiquement correct ni d'assumer ses choix et ses convictions, notamment sur des thèmes aux polémiques faciles comme la sécurité ou l'immigration. 

La gauche d’ailleurs ne s’y trompe pas, et dit devoir réfléchir très sérieusement à ses insuffisances en matière de sécurité, insuffisances qui ont manifestement conduit à sa défaite.

Comparaison n’est pas raison, mais notre classe politique ferait bien de tirer deux enseignements après ces élections italiennes : la gauche perd dès lors qu’elle n‘est plus populaire, et la droite ne gagne que lorsque qu’elle est unie…

A bon entendeur…

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Lundi 28 avril 2008 1 28 /04 /2008 14:10

Le dimanche 11 mai, l’émission de Michel Drucker, accueillera un hôte pour le moins atypique : Olivier Besancenot. Tout le monde a déjà entendu, au moins une fois, les diatribes du jeune leader de la Ligue Communiste Révolutionnaire contre la pipolisation de la vie politique. Et voilà qu’après le Sarko show, nous allons donc assister au « Besancenot show » : filmé en train de jouer au foot, une de ses passions, et l’on rencontrera le prof d’allemand qui l’a initié à la révolution, et ses amis de la Poste nous prévient Libération. Les seuls à s’offusquer de cette invitation sont les gens de … la LCR elle-même ! Comme Christian Picquet, tête de file d’un courant minoritaire au sein de la Ligue qui regrette le caractère non politique de l’émission : le principe même de l’émission est de valoriser la personne au détriment des idées. Il en sortira conforté dans son image, mais politiquement quel message passera ?». Au contraire, le responsable LCR chargé de négocier le conducteur de Vivement Dimanche affirme que ça va être très politique et que Besancenot dira ce qu’il veut dire et va imposer ses thèmes : l’immigration, le syndicalisme... 
Quant à Michel Drucker, il fait valoir qu’être l’un des six invités politiques annuel de Vivement Dimanche constitue une reconnaissance médiatique incontestable. Et de conclure je ne pense pas que ses amis de la LCR s’en plaindront !»
Voilà donc où se situe le débat : Besancenot a-t-il intérêt à parler politique ou doit-il seulement « faire de l’image ? » ! A mes yeux et au risque de paraître rabat-joie aux yeux de certains, je trouve cette invitation et, plus généralement, la complaisance médiatique à l’égard de Besancenot tout simplement scandaleuses. Oui, cela est choquant et même révoltant de voir le porte-parole de la Ligue Communiste Révolutionnaire, qui ne rassemble que 4% des électeurs, et qui, rappelons-le, n’est pas élu, faire partie des 6 invités politiques annuels de Drucker.
N’oublions pas, pour paraphraser des slogans en vogue actuellement, que sous le facteur se cache le trotskisme. Et, en matière de promotion de la démocratie, de défense des droits de l'homme et de respect de la dignité humaine, on a connu mieux !
 

Par gp - Publié dans : vie nationale
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