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Jour J. C’est aujourd’hui ou jamais pour l’équipe de France. Elle joue sa place pour les quarts de
finale contre l’Italie mais n’a déjà plus son destin en main. La Roumanie elle, si. Elle a même, en plus, celui de la France et de l’Italie ; si la Roumanie gagne, elle entre
dans l’Histoire du football en sortant les champions et vice-champions du monde. Incroyable situation qui tranche avec les idées que l’on s’était faites de ce France-Italie depuis des
mois : un « remake » de la finale de Coupe du monde 2006 en match de poule à l’euro 2008, quoi de plus alléchant ? Rien sur le papier, sauf que la réalité est bien
plus cruelle pour l’équipe de France qui ne fait plus rêver. A cause de ses joueurs d’abord qui ne s’entendent pas, ni sur le terrain, c’est flagrant, ni dans les vestiaires c’est
sous-jacent. Des joueurs qui ne mouillent pas le maillot, qui ne chantent pas la Marseillaise, qui n'ont pas l'air d'être heureux ou fiers de représenter leur pays à l'image d'un Thierry
Henry qui a perdu son jeu et son sourire, et qui, comme ultime geste technique délivrée dans un match de gala sans enjeu, ne sait plus qu'applaudir au-dessus de sa tête la jolie
passe de son partenaire qu'il a fini par gâcher.
La place de commentateur est bien plus confortable que celle de sélectionneur, je l’admets aisément. Mais celle de spectateur
et de supporteur de l’équipe de France est bien difficile, vous le reconnaitrez avec moi, j’en suis sûr. Domenech a multiplié les erreurs : style de jeu frileux et ultra-défensif,
coaching fantasque (pourquoi s'obstiner à sélectionner Malouda, indigent, ou Vieira blessé pour les trois matchs de poule et laisser à la maison des talents incontestables comme
Trézéguet, Méxès, ou le génial Valbuena de Marseille), gestion humaine calamiteuse, secret médiatique permanent, arrogance affichée des commentaires post-matchs ou, pire, des
Bleus eux-mêmes tristement enfermés sous leur bonnet de pré-adolescents et leur casque à musique de rappeurs immatures. La morgue d'un Benzema, méprisant les anciens et provoquant l'ire
de Makélélé, comme l'a révélé le Parisien de dimanche dernier, est révélatrice d'un problème plus profond ; les joueurs ne connaissent plus rien aux valeurs indispensables à
la victoire comme le respect du maillot et du drapeau (à l'inverse de l'équipe de Turquie, remontant magistralement deux buts aux Tchèques dimanche soir).
Mais ce début d'Euro nous aura permis, à défaut d'apprécier le jeu
de notre sélection nationale, au moins de découvrir davantage la petite chaîne du foot qui monte, M6 et son excellente émission "100% euro", animée par la charmante Estelle Denis, drôle,
dynamique et compétente (qui nous change des longs monologues de Denis Brogniart sur TF1) sans oublier le brillant et sarcastique Pierre Ménès, exceptionnel analyste impertinent et
talentueux du fiasco des Bleus.
Pour l'équipe de France, les jours de gloire sont déjà arrivés. En 1998 et en 2000. La dernière fois, c'était le 2 juillet, jour de la finale de l'Euro. Face à l'Italie. Ce soir là,
dans un superbe match à rebondissements comme on les aime, ils nous ont fait rêver. Depuis ... l'équipe de France est morte ; Avec des jeunes, des nouveaux talents, de l'envie,
une nouvelle équipe sera, demain, plus forte encore ; vive la France ! vive l'équipe de France !
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