4 initiales qui ont marqué à jamais
l'univers du PAF : PPDA. C'était l'évènement de la semaine, le dernier JT de Patrick Poivre d'Arvor, hier 10 juillet 2008. Et le "pape" du 20h, comme il était surnommé, a soigné sa sortie, par la
grande porte, en citant le génie Shakespeare : " tout ce qui ne peut pas être évité, il faut l'embrasser." Loin des faux semblants, des exagérations larmoyantes, des exacerbations des
sentiments dont nous habitue la télé depuis trop longtemps déjà, PPDA nous a transmis son émotion sincère. Depuis qu'on a appris par voie de presse la nouvelle de son éviction, je trouve
que PPDA a été d'une grande classe. Il accuse le coup, certes, mais n'accuse personne, "ce n'est pas mon genre de désigner un responsable, je suis un grand garçon" disait-il dans
son interview au Parisien mercredi dernier. Et poursuivait : "ce n'est pas un drame national; beaucoup de gens perdent leur emploi". Pour une fois, quelqu'un de connu ne se lamente pas
sur son sort, sur sa petite personne, et n'accuse pas la terre entière de lui en vouloir personnellement pour s'acheter une importance aux yeux des autres. C'est sûrement ce qui fait la
diffférence entre les vedettes ephémères, les stars de paillette et de pacotille, et les grands. Gageons que nous reverrons PPDA, amoureux des lettres, journaliste hors pair alternant
désinvolture comme professionnalisme, douceur langoureuse comme insolence calculée, héros racinien tout en miel et en piques : le petit écran ne peut pas se priver de cet énorme talent.
Ou alors c'est que PPDA sera devenu trop grand pour lui.