Jeudi 19 novembre 2009
4
19
/11
/2009
17:55
-
Par gp
Que le football est un beau sport, si technique, si tactique et si physique, quand il est joué avec ambition, talent et envie, devant des tribunes envahies de
jeunes et de moins jeunes, passionnés du beau jeu, tous mêlés et dignement attachés à leur cercle d'appartenance, qu'il soit ville, région ou pays. C'est tous mes souvenirs d'hier et
d'aujourd'hui qui reviennent, quand les émotions vous submergent pour un classico du championnat de France, un grand duel de Champions League entre les mythiques Madrilènes et les géants du
Barça, les Reds de Liverpool ou les rugueux Milanais, ou plus encore les grands matchs, si grands, de la grande équipe de notre enfance, Platini, Tigana, Giresse, Bats et Rocheteau de la si
passionnante Coupe du Monde 1986 au Mexique : nous n'avions pas dix ans, nous petits Français qui riaient le soir de France-Brésil, et qui pleuraient si fort, abattus et desespérés, après le
France-Allemagne.
Mais que ce sport est désespérant quand il flirte, à ce point, avec le fric et la triche. Hier soir, j'ai eu honte. Honte de cette équipe, triste, fade,
prétentieuse. Ce peuple vert est si digne, si fort, si droit, si fier qu'il méritait son billet pour l'Afrique du Sud face à ce onze Bleu Blanc Rouge, arrogant et sûr de lui, sans âme, ni saveur.
Comme le soulignait Dany Cohn-Bendit, passionné de football, aujourd'hui à l'AFP, " cette victoire est imméritée (...). Il faut avoir le coeur bien
accroché pour soutenir cette équipe". Ou bien Alain Finkielkraut sur Europe 1 : "cette victoire est
déplorable. Je suis un amateur de football, triste". Et le chanteur Renaud qui soutient l'Irlande parce que "j'aime ce peuple rebelle, insoumis et joyeux".
Oh, certes, il ne s'agit que de football. Et les problèmes, entre crise économique et mal-être social, sont légions. Mais la réputation d'une Nation toute
entière est en jeu, tout comme l'exemple donné à sa jeunesse.
Billet d'humeur et simple cri du coeur d'un modeste passionné. Pour qu'entre la victoire en
cassant (des voitures et des flics) et la victoire en trichant (double hors-jeu, double main), nous puissions vite, très vite, retrouver le chemin de la victoire en ... chantant.
Comme ces fameux Irlandais, de Croke Park au Stade de France, qui communiaient, à pleins poumons, autour de leurs chants envoûtants. Merci l'Irlande.
La victoire est française, certes, mais l'honneur est irlandais !
A quand une nouvelle "Eire" pour les Bleus ?