Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /2009 23:20
- Par gp

 De la porte de Brandebourg à l’Arc de  triomphe. 9 et  11 novembre. En deux jours, deux  monuments, deux  symboles, deux guerres, deux  chefs d’Etat, deux  pays. Mais une histoire commune.
 9 novembre d’abord : un anniversaire, celui  des  vingt ans de la chute du mur. Ce mur de la honte  Ã©rigé au milieu de la capitale allemande pendant plus  de vingt-huit ans, encadré par la tristement célèbre  Stasi, magnifiquement mise à nue dans le superbe  film "la Vie des autres", sorti en 2006. La chute du  mur, c’est la chute d’une idéologie dévastatrice, la fin  de l’affrontement de deux blocs. C'est la mort du communisme et ses dizaines de millions de morts, et la fin d'un siècle si cruel aux idéologies odieuses et insupportables, qui fit naître, folies des hommes, le nazisme et le communisme.
11 novembre ensuite : un armistice, celui de la Première Guerre mondiale. Cette Grande Guerre qui faucha 9 millions d’hommes et engendra 8 millions d’invalides. La guerre des tranchées et l’après-guerre des gueules cassées. Pour la première fois hier, les cérémonies de commémoration se sont déroulées sans poilu, dans un sobre face-à-face avec la tombe du soldat inconnu. Souvenons-nous, le dernier survivant au prénom si éloquent et au nom si chantant, Lazare Ponticelli, est mort l’an dernier.

L’actualité de cette semaine nous offre une parenthèse historique, qui nous permet de sortir du flot des polémiques récentes. En plein débat sur l’identité nationale, voilà une manière de nous rappeler d’où nous venons et ce que nous devons aux générations d’hier. Commémorer, un verbe qui rappelle hier et construit demain. 

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Commentaires

Commémorer, est-ce tout ce qu'il nous reste ? Nicolas Sarkozy est le premier de nos chefs d'Etat a ne jamais avoir connu la guerre, et combien de ses ministres ont servi sous les Drapeaux ? On ne peut leur en vouloir, mais ils ne doivent pas oublier que le souvenir s'écrit au présent, et que nos soldats combattent et meurent aujourd'hui encore aux marches de l'ancien empire d'Alexandre. Pour la France. Il serait bon que nos gouvernants et ceux qui aspirent à leur succéder s'en souviennent lorsque nos intellectuels dénoncent les expulsions d'Afghans qui fuient le combat que nous menons pour eux.
Il serait bon qu'ils se souviennent que jamais la France et l'Allemagne n'ont eu des positions aussi divisées sur l'avenir de l'Europe, les politiques économiques ou leurs intérêts stratégiques, et que l'unité de notre continent tient avant tout à cette vision commune. Existe-t-elle encore ?
Inclinez-vous devant les Drapeaux, c'est votre devoir. Convoquez l'Histoire, c'est votre privilège. Mais n'oubliez pas qu'elle ne s'écrit pas avec des discours et des fêtes.
Commentaire n°1 posté par JCD le 13/11/2009 à 16h30
La commémoration face à la repentance voilà toute la différence entre un citoyen fier de son pays et un faible qui en a honte.
Merci pour cette juste analyse pleine de bon sens et tournée vers l’avenir.
Commentaire n°2 posté par Nico le 15/11/2009 à 10h42
n'oublions pas aussi que le 11 novembre c'est aussi la saint Martin, un saint politique et laic, patron de notre ville!
Commentaire n°3 posté par papi le 16/11/2009 à 11h30
 
 
 
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