Jeudi 12 novembre 2009
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Par gp
De la porte de Brandebourg à l’Arc de triomphe. 9 et 11 novembre. En deux jours, deux monuments, deux symboles, deux guerres, deux
chefs d’Etat, deux pays. Mais une histoire commune.
9 novembre d’abord : un anniversaire, celui
des vingt ans de la chute du mur. Ce mur de la honte érigé au milieu de la capitale allemande pendant plus de vingt-huit ans, encadré par la tristement célèbre
Stasi, magnifiquement mise à nue dans le superbe film "la Vie des autres", sorti en 2006. La chute du mur, c’est la chute d’une idéologie dévastatrice, la fin de
l’affrontement de deux blocs. C'est la mort du communisme et ses dizaines de millions de morts, et la fin d'un siècle si cruel aux idéologies odieuses et insupportables, qui fit naître,
folies des hommes, le nazisme et le communisme.
11 novembre ensuite : un armistice, celui de la Première Guerre mondiale. Cette Grande Guerre qui faucha 9 millions d’hommes et engendra 8 millions d’invalides. La guerre des tranchées et
l’après-guerre des gueules cassées. Pour la première fois hier, les cérémonies de commémoration se sont déroulées sans poilu, dans un sobre face-à -face avec la tombe du soldat inconnu.
Souvenons-nous, le dernier survivant au prénom si éloquent et au nom si chantant, Lazare Ponticelli, est mort l’an dernier.
L’actualité de cette semaine nous offre une parenthèse historique, qui nous permet de sortir du flot
des polémiques récentes. En plein débat sur l’identité nationale, voilà une manière de nous rappeler d’où nous venons et ce que nous devons aux générations d’hier. Commémorer, un verbe qui
rappelle hier et construit demain.